| 01/11/2010 |
Je le reconnais, j’ai mis du temps pour vous raconter ma France en courant. Comme pour faire durer de magnifiques vacances et ne pas les classer, déjà, en souvenirs.
La France En Courant est la plus longue course sur route en relais disputée en France. Elle se déroule chaque année la deuxième quinzaine de Juillet.
La première édition a été organisée en 1986 par André Sourdon, un boulanger passionné par son métier et par les courses d'Ultra. Après une course Paris-Dakar, il imagine un tour de France en courant, calqué sur le Tour de France à vélo. L'épreuve bénéficie du label de la Fédération Française d'Athlétisme depuis 1993 et deux délégués de la Fédération Française d'Athlétisme veillent à la régularité de la course.
Elle est courue par des équipes composées de huit coureurs dont au moins une féminine. Le parcours se compose de 14 étapes d'environ 200 km. Chaque équipe organise librement ses relais, d’au moins 1000m. La première étape est précédée d'un prologue.
La 22ème édition va se dérouler du 17 au 31 juillet 2010 entre Hoymille dans le Nord et Bernay dans l'Eure. Il y aura 8 équipes.
Quand Hamid Belhaj, Champion de France de semi marathon et vice champion de France marathon 2003, m a contacté, il n a pas eu besoin de me convaincre. J ai rapidement répondu favorablement. Je ferai donc partie de l’équipe Back Europe Brooks.
Hamid me présente mes futurs coéquipiers, des athètes de haut niveau : Tehami Abbas 47 ans vice champion de France de cross en 2010 ,Ludovic Dilmi 45 ans vice champion de France des 24H ayant couru un 100km en 7H34 ,Vincent Lejude 40 ans ancien sprinteur 400m, Sylvain Mouquet 39 ans 2H27 au marathon et 4ème au marathon du Mont saint Michel. J’avoue, je me suis posée des questions quant à ma place au sein de cette équipe de champions mais Hamid a su trouvé les mots pour me rassurer.
L’épreuve débute le 17 Juillet par un prologue,une petite mise en jambe de 6km à Hoymille, qui précède la première étape. Notre équipe marque son territoire et démarre en tête de cette 22ème édition.
Puis les étapes s’enchainent avec des départs matinaux en alternant un jour sur deux, réveil à 2H30 ou la grasse matinée pour un départ à 6H après le petit déjeuner .Le petit déjeuner un moment réconfortant. La Roulante ,un des grands charmes de la FEC, une institution de la FEC nous offre la bonne confiture, du chocolat du pain le tout fait maison.
C’est une vraie compétition, je ne pensais pas courir aussi vite dès le début et les relais s’enchainenent à un rythme élevé. On se relaye dans la joie et la bonne humeur en courant et en conduisant. On rencontre de vrais gens. La nuit, après une journée bien chargée, chacun retrouve sa tente. J’étais contente de retrouver un peu d’intimité et de solitude dans la mienne.
Après 2545 km parcourus à travers la France, notre équipe s'est finalement imposée en 163 heures et 26 mn. Notre équipe composée de 7 coureurs au lieu de 8 comme pour les autres "team", a réalisé l'exploit malgré tout de courir à une vitesse moyenne très élevée de 15,57 km/h. Vitesse qui n'avait jamais été atteinte depuis la création de la France en Courant. Toutes les étapes ont été remportés par la même équipe, Back Europe. Ce fut donc le grand chelem!
Pour autant la victoire n'a pas été facile. Il a fallu se battre chaque jour pour conserver l'avance acquise au fur et à mesure des kilomètres ou bien faire l'effort de revenir sur l'équipe en tête. Il y avait de l’émulation saine avec l’équipe Team Défense qui n’a rien lâché et qui a terminé 2ème devant l’équipe Chambre et métiers.
A sept, nous avions peu de marge de manoeuvre. Comme pour les autres équipes, il fallait composer avec le manque de sommeil, avec les athlètes fatigués ou légèrement blessés. On a joué la compétition à fond et notre objectif est atteint. Le plus difficile c’est le manque de sommeil. C’est une aventure humaine, il faut gérer les relations humaines.Back Europe a donc su trouver des ressources pour triompher tous les jours et augmenter progressivement son avance au classement général.
La 22ème édition se termine à Bernay, la joie qui règne à l arrivée est indescriptible. On est submergé par l’émotion en franchissant la ligne d’arrivée. Les coureurs se tombent dans les bras , se tapent dans les mains, s embrassent. On voit des sourires épanouis et des larmes futives. Dans quelques jours, le quotidien reprendra ses droits et il nous restera de très belles images en tête.
Je n’ai jamais couru aussi vite et ne me suis jamais autant donné sur une course. Comme les coureurs de fond, je suis de nature individuelle et là on doit se mettre au service d’une équipe. Dans cette équipe de compétiteurs, je me suis prise au jeu et au gout de la gagne. Le rôle de Hamid et ses conseils ont été très utiles. La bonne ambiance et la cohésion de l équipe sont essentielles pour ce genre d’épreuve. Faire des concessions, s’adapter à des conditions de vie spartiates et vivre dans la promiscuité avec des coéquipiers qu on ne connaissait pas auparavant. Grader l’enthousiasme et la joie malgré le manque de sommeil, les repas engloutis entre deux demi étapes. Je retiens la bonne humeur sur cette course et surtout la gentillesse et la disponibilité des bénévoles envers les athlètes.
J’ai apprécié l’ambiance conviviale et joyeuse, la France authentique. J’ai été captivée par les magnifiques paysages et la diversité des régions traversées :Le nord Pas de Calais, la Picardie, la Lorraine, l’Alsace, la Franche Comté, le Rhône Alpes, La Provence Alpes Côtes d’Azur, l’Auvergne, le Limousin, le Centre et la Normandie. Oh qu’elle est belle la France, ravie de l avoir choisie comme pays adoptif.
C’est merveilleux de voyager en courant sur les routes, traverser des villages, des villes, dormir dans une tente au milieu de nulle part, rencontrer de vrais gens, vivre une vie de nomade. Tout ce dont je rêve pour mon Paris Beyrouth. |
| 07/07/2010 |
Un an jour pour jour que mon site est en ligne. Merci à vous tous de l'avoir visité, et de vos messages d’encouragement
Ma dernière course, le marathon de Copenhague, ne s’est pas bien passée. Intoxiaction alimentaire associée à la chaleur 28° ont entrainé des problèmes digestifs à partir du Km 10.
Je me suis accrochée pour continuer mais les troubles n’ont fait que se majorer. Forcée d’abandonner au Km 24.Ma déception fut grande dans l’immédiat d’autant plus que j’avais pris plaisir à courir ce beau marathon. Un parcours très agréable, pas très roulant, avec beaucoup de relance, dans une magnifique ville. J’éspère pouvoir l’intégrer dans mon planning 2011.
Dans dix jours, je pars pour une nouvelle aventure, le France en courant www.lafranceencourant.org.
La France En Courant est la plus longue course sur route en relais disputée en France. Elle est courue par des équipes composées de 8 coureurs dont au moins une féminine. Le parcours se compose de 14 étapes d'environ 200 km. La 22e édition se déroulera du 17 au 31juillet 2010 entre Hoymille dans le Nord et Bernay dans L’Eure. Mon équipe s’appelle Back Europe/Brooks. Vous pouvez nous suivre sur le site de la France en courant |
| 17/05/2010 |
Comment résumer en quelques lignes une aventure si riche et si intense ? Le SULTAN MARATHON DES SABLES, ma plus belle course, ma plus belle aventure.
J’ai eu la chance de rencontrer le désert en participant , du 2 au 12 Avril 2010, au marathon des sables. Depuis que la course à pied est entrée dans ma vie, le marathon des sables est vite devenu l’épreuve mythique à ne pas manquer pour son intensité, sa réputation de course la plus difficile du monde et ses valeurs. J’ai découvert la richesse des rencontres avec les autres, 43 nationalités présentes, avec moi-même et suis restée à tout jamais fascinée par la beauté des paysages du Sahara sud marocain.
Après une interruption forcée de ma préparation, je décide de maintenir ma participation avec un objectif très modeste : Découvrir le désert, cet endroit secret et mystérieux et faire le maximum d’étapes.
Tout était réuni pour faire de ce 25ème Marathon des sables un grand cru anniversaire. L’édition la plus folle, la plus longue et la plus dure selon les dires des anciens.
Ce marathon de l’extrême, se déroule en six étapes que nous devons parcourir en sept jours, pour un total de 250km. Six étapes dont une étape marathon et une étape non stop de 82km en partie de nuit. L’itinéraire emprunte toutes sortes de terrains et les paysages sont tellement diversifiés : Dunes, plateaux cailloteux, pistes, oueds asséchés, palmeraies, petite montagne.
La difficulté de l’épreuve vient de la chaleur une moyenne de 45°cette année, de l’autosuffisance, des conditions de vie car nous dormons à même le sol dans des tentes berbères. L’autosuffisance est totale exceptée pour l’approvisionnement en eau (1,5L/10Km). On court donc avec un sac à dos qui contient notre alimentation et nos besoins pour la semaine. Le mien pesait 7,5kg sans l’eau. J’ai donc couru avec 9Kg, 19% de mon poids. De ce fait, l’organisme dans son ensemble est mis à contribution.
Le marathon des sables est une course de gestion « gérer sa course c’est réussir sa course ». Il faut gérer efforts , alimentation , besoins hydriques, ampoules et blessures.
Dès le départ, je joue la carte de la prudence et j’aborde ce marathon comme une balade dans le désert.
Etape 1, le 04 Avril, 29km
Les paysages sont somptueux. Les passages de dunes suivis de oued puis de piste avec des montées.
Etape 2, le 05 Avril, 35km
Marquée par la montée du Djebel au Km 28, avec 25% de dénivelé sur 2 km puis aprés la descente 2 km de dunes pour finir.
Etape 3 le 06/04, 40km
De longues lignes droites de 12 km. A l'arrivée 2 jolies dunes. Une température caniculaire 47°C
Etape 4 le 7/04, l’étape phare, 82,2 km
Grandes plaines cailloteuses, dunes et Djebel sont au programme. Certains mettront deux jours pour finir cette étape. Je décide de la faire d’une traite, je ne dormirai pas .La partie nocturne restera à jamais gravée dans ma mémoire. J’ai couru seule la nuit dans le désert en suivant un rayon laser qui traversait le ciel et qui servait de balisage. Un moment magique, une sorte de rêve tout éveillé. Je savoure le silence du désert et avance comme un automate avec la seule volonté de ne pas tomber de sommeil. Je suis en immersion totale dans la solitude de ce grand espace. Arrivée à 5h du matin, je peux profiter de toute une journée de récupération.
Etape 5 le 09/04, 42,2km
Un marathon en décrassage de l’étape longue ! L’itinéraire est plutôt roulant puis un franchissement d’oued sec, de passages vallonnés et de plateaux légèrement caillouteux. Derniers kilomètres dans des dunettes plantées de tamaris
Etape 6, le 10/04, 21,1 km
Riche de dunes envoûtantes de beauté. On termine dans les dunes de Merzouga les plus hautes du Maroc, la partie la plus emblématique de ce sultan marathon des sables. Une larme ambivalente à l’arrivée, heureuse d’avoir pu aller au bout de cette épreuve grandiose mais tellement triste que ça soit terminé.
Voilà c’est fini ! Cette 25ème édition du MDS, ma première, une aventure intime et collective. Elle me laisse dans la tête des images inoubliables, de partage, de la joie, du plaisir, de la solidarité, de la complicité, du rire, des larmes, du silence, de la solitude, de la fierté et beaucoup d’émotion. C’est un peu tout cela dont j’avais rêvé en venant ici, le désert et le Sultan marathon des sables me l’ont offert.
Je me suis sentie en parfaite osmose dans ce milieu sublime qu’est le désert. J’étais simplement très heureuse. Je n’ai, à aucun moment, été découragée.
Vivement 2011
« Je pourrai vous écrire des pages mais « Parler du désert, ne serait-ce pas, d’abord, se taire, comme lui, et lui rendre hommage non de nos vains bavardages mais de notre silence ? »
[ Théodore Monod ] |
| 01/04/2010 |
Dans quelques heures départ pour une nouvelle aventure, le marathon des Sables tant rêvé. "J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence…» Antoine de Saint Exupéry.
Vos messages rayonneront dans ma tête, vous pouvez les envoyer en écrivant à www.darbaroud.com rubrique "coin concurrent" dossard 310. |
| 17/03/2010 |
Changement de programme. Invitée par mon club le RRA interlebanon Road running and athletics club , je décide de remplacer le semi marathon de Paris par l'ISF half marathon au Liban. Une bonne organisation, un beau parcours dans les rues de Beyrouth puis le long de la cote, de belles rencontres et un accueil chaleureux comme toujours au Liban. Une bien agréable sortie pour le marathon des sables. |
| 17/02/2010 |
Après une interruption forcée de ma préparation marathon des sables, je reprends par le stage de la Transaq’. Un stage riche en enseignement pratique et théorique. Bien que ma préparation soit écourtée, je maintiens mon objectif de participer au marathon des sables. |
| 07/01/2010 |
Janvier 2010, je passe en catégorie V1. J’éspère continuer à prendre autant de plaisir qu en catégorie Sénior. Avoir la chance aussi de participer à de belles courses et de nouvelles aventures comme le marathon des sables. Je débute la préparation de cette course tant attendue. |
| 07/12/2009 |
La Saintélyon, dernière course de l'année. Chute vers Km 30 et traumatisme de la cheville. Il faut beaucoup de courage pour abandonner, j'en ai manqué cette nuit là et j'ai franchi la ligne d’arrivée difficilement. L’essentiel, ce qui me fait courir, le plaisir n’était pas au rendez vous. Mais aucun regret, la course à pied c'est comme la vie ce n'est pas rose tous les jours. |
| 07/11/2009 |
Quatre mois que mon site est en ligne, je vous remercie d’avoir pris le temps de le visiter. Depuis, j’ai participé à sept belles courses dont deux marathons. Un coup de cœur pour le marathon de New York. Son ambiance certes, mais surtout son parcours vallonné avec tous ces bridges et ces lignes droites. Submergée par l’émotion à l’arrivée dans central Park, je suis heureuse d’avoir bouclé ce marathon et triste car ce grand moment de bonheur est déjà terminé. Une dernière course viendra clôturer cette année 2009, toute en lumière, la Saintélyon. Elle signera mon passage dans le monde fascinant de l’Ultra. |
| 07/07/2009 |
Mise en ligne
C’est avec beaucoup de joie et d’émotion que je mets aujourd’hui mon site en ligne. Sa création m’a déjà apporté énormément de bonheur et ce, grâce au talent de mon webdesigner Gab. Avec son lancement démarre la préparation logistique et physique, en attendant le vrai départ de mon périple de Paris jusqu’à Beyrouth.
|
|